Journées du Patrimoine 2018

— expiré

2018 a été consacrée Année européenne du Patrimoine culturel. Une excellente occasion pour la Commune de Jurbise de participer à une nouvelle édition des Journées du Patrimoine, le week-end des 8 et 9 septembre prochain, en collaboration avec l’ASBL No’s Village, la Région wallonne et l’ambassade d’Allemagne en Belgique.

journées_patrimoine_2018Pour fêter la 30e édition de ces Journées, c’est le Patrimoine insolite qui sera à l’honneur. Les activités proposées à Jurbise se centreront sur des constructions aujourd’hui invisibles, un lieu généralement fermé au public et une période méconnue et, pour de multiples raisons, peu dévoilée de l’histoire locale :


Le camp de prisonniers allemands d’Erbisoeul entre 1945 et 1947


Le 27 juillet 1945, arrivent à Erbisoeul le Lieutenant-Colonel Daubechies et le Capitaine-Commandant Dewasme. Leur mission consiste à reprendre aux Américains le camp de prisonniers de guerre allemands situé alors sur le territoire de Ghlin.


En avril 1945, ce camp s’étend sur près de 170 hectares ; l’armée belge, elle, n’en garde que 78. 6 « cages » s’étendent de chaque côté de la route d’Erbisoeul. Chacune d’entre elles comprend des séries de tentes peu confortables, d’autant que la première situation d’effectifs, établie en août 1945, fait déjà mention de 13.000 prisonniers de guerre. Fin septembre, le camp en totalise 22.000.


On y dirige les P.G. inaptes et les sous-officiers réfractaires au travail. Peu à peu, Erbisoeul va devenir la plaque tournante de tous les camps de prisonniers allemands en Belgique. Cela exige bien sûr une grande organisation. Le 35ème bataillon de fusiliers de Casteau est chargé de la garde, parfois aidé par le 36e lorsqu’il s’agit d’escorter les prisonniers vers les charbonnages et les fermes des environs. Un hôpital avec 250 lits voit le jour, ainsi qu’un garage composé de trois grands halls, d’un atelier de réparation et d’un magasin.


Au moment des derniers rapatriements en Allemagne, en 1947, Erbisoeul aura accueilli quelque 52.000 prison-niers. Aujourd’hui, de cette grande ville, ne subsistent que quelques traces perdues : des soubassements de béton, un fossé, quelques mots gravés sur des troncs… comme autant de cicatrices révélatrices des blessures de l’Histoire.

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